Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/09/2015

Loup : plainte de l'ASPAS contre la France

Nous vous relayons le communiqué de presse de l'ASPAS

Communiqué de presse, le 03 septembre 2015


Écologie punitive contre les loups :
Soutenue par des dizaines de personnalités,
l'ASPAS en appelle à l'Europe


Voici un an, des personnalités comme Jacques Perrin, Matthieu Riccard, Jean-Louis Étienne, Pierre Rabhi ou Aymeric Caron [1] cosignaient l’appel de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) en faveur de la nature et des loups. Rien n’y a fait : le gouvernement français s’enfonce dans une politique agressive de chasse au loup qui n’a plus rien à voir avec la protection des troupeaux. L’ASPAS, après avoir saisi le Conseil d’état, vient donc de déposer également une plainte devant la Commission européenne.


 

 

 

La violence d’une poignée d’éleveurs, jusque dans nos derniers espaces naturels protégés, est mieux entendue que le désir de la majorité des Français. Un an après l’élan formidable de personnalités du monde scientifique ou de la culture pour une vraie protection de la nature, nous fêtons un triste anniversaire. Sourd à cet appel, l’État a totalement fait disparaître de sa politique le mot « cohabitation » entre élevage et vie sauvage. Jusqu’à oublier les lois européennes.

L’ASPAS révèle, dans sa plainte auprès de l’Europe, que la législation et la réglementation françaises concernant les destructions de loups enfreignent la directive dite « Habitats-Faune-Flore ». Contrairement à ce qu’impose cette directive européenne, ces destructions ont lieu même s’il n’y a pas de dommage important, même s’il n’y a pas d’attaque, et même si les troupeaux sont absents ! La loi agriculture traite carrément le loup, espèce protégée et vulnérable, comme un « nuisible » ! Elle intègre le prédateur dans la partie "nuisibles" du code de l'environnement. Ainsi, une battue administrative deviendra possible dès la première attaque, que le troupeau soit protégé ou non.

La défense des troupeaux n’est pas exigée, les mesures de protection ne sont pas encouragées, des chasseurs peuvent tuer des loups en dehors de tout contrôle, c’est le laxisme total. Et plutôt que de vérifier le bon usage des subventions qui devraient déjà permettre aux éleveurs de se protéger, Ségolène Royal dépense l’argent public à engager des tueurs de loups ! Face à cette politique résolument anti-écologique, l’ASPAS a donc déposé une plainte contre la France le 2 septembre 2015.

Rappelons qu’avec quelque 300 individus, les populations de loups ne sont plus en augmentation en France (on en compte 2 000 en Espagne). Comme le demandent les personnalités soutenant l’ASPAS, et la majorité des Français, notre patrimoine naturel doit être préservé.

05/06/2015

Conférence-débat sur le Loup

Autour de la Terre et Nature Haute-Marne vous proposent une conférence-débat : 

"Le Loup revient en Haute-Marne"

Dimanche 7 juin à 15h00 à Vaillant

(Centre des Rives, ancienne gare - entrée 5 euros/4 euros tarif réduit)

 

Pour plus d'information, téléchargez le flyer ici. 

 

 

27/04/2015

Demande de l'ASPAS en faveur du Loup

Nous relayons le communiqué de presse (24 avril 2015) de l'ASPAS :

 
Les éleveurs anti-loups affichent un niveau rarement atteint de violence. Leur dernière idée: détruire les louveteaux dans les tanières. L’ASPAS demande que les éleveurs qui refusent la cohabitation avec les loups ne soient plus subventionnés, et qu’au contraire, ceux qui exercent leur métier avec loyauté soient mieux aidés pour s’adapter à la présence des prédateurs.
 
« Il faut aller prélever les jeunes loups dans les tanières ». C’est ce qu’a osé déclarer Yves Derbez, président de l’association éleveurs & montagnes, après le Groupe National Loup* du 21 avril. Le 10 novembre dernier, le président de la FDSEA 05, René Laurens, demandait « qu’on fasse appel à l’armée » pour tuer des loups. Par ces conceptions extrémistes et arriérées, ces éleveurs tentent encore de faire croire que leurs difficultés se règleront en tuant toujours plus de loups. Pourtant, la politique des tirs mise en œuvre par l’État depuis des années montre bien qu’abattre des loups ne solutionne rien : les troupeaux insuffisamment protégés continuent de faire l’objet de prédation.
 
Le même Yves Derbez a aussi déclaré, comme d’autres, que les éleveurs ne veulent plus être indemnisés, mais veulent « vivre de leur métier ». Chiche ! Faut-il rappeler de quoi vivent les éleveurs ovins ? Toute exploitation est financée à 50% voire 80% par de l’argent public, c’est-à-dire par nos impôts. De plus, les éleveurs sont payés spécifiquement pour protéger leurs troupeaux en zone de présence de loups : le salaire des bergers, l’achat de clôtures, de chiens de protection et de leur nourriture sont subventionnés à 80% ! Enfin, les pertes de moutons attribuées aux loups, certifiées ou supposées, sont indemnisées même si l’éleveur n’a pas protégé son troupeau. Ceci pousse au laxisme, pas au professionnalisme.

Vouloir le même destin pour un louveteau que pour un agneau d’élevage, est-ce la vision du respect du vivant qu’ont ces éleveurs ? Élever des moutons en présence de loups n’est certes pas facile, mais tout à fait possible dès lors que les méthodes sont adaptées. C’est une question de volonté, celle des éleveurs mais aussi celle de l’État. Les mesures prévues fonctionnent souvent, mais elles ne sont pas toujours suffisamment adaptées. Il reviendrait à l’État de les améliorer en étudiant des méthodes alternatives et en responsabilisant les éleveurs, au lieu d’abattre des loups pour le seul contentement des lobbies agricoles et cynégétiques.

L’ASPAS demande que les subventions ne soient plus données aux éleveurs qui refusent de protéger leur troupeau et de cohabiter avec les loups, et que les éleveurs responsables soient au contraire mieux aidés pour évoluer vers des pratiques compatibles avec la présence du canidé, et respectueuses de la vie sauvage. L’ASPAS demande également la plus grande fermeté contre les anti-loups qui poussent à la violence et au braconnage.

(*) Instance "de consultation" mise en place par l’Etat.
 

Partager cette information sur les réseaux sociaux ICI